08 mai 2009

Nouveau, enfin presque

Ce n'est définitivement pas la première tentative, et je suppose, pas la dernière.

En attendant, le gros bobby et moi-même vous souhaitons la bienvenue. Il faut savoir, tout d'abord, que le gros bobby n'est pas nécessairement gros, non. Ann berlin ne vient pas nécessairement de Berlin non plus.

Nous nous sommes rencontrés à une foire au vin. Tellement prémonitoire. Notre relation n'est qu'une suite de gueules de bois mal digéreés. Le plus bizarre étant que ça fonctionne bien comme ça. M'enfin, comme on dit, le mystique lien entre deux individus. Ça a fait tilt. J'y croyais pas trop avant, à ce genre d'événements. Jme disais que c'était une connerie inventée par des gonzesses en manque de romantisme et de trucs exceptionnels dans leur vie. Une manière de rendre l'ensemble plus digeste et extraordinaire. Une manière de sortir du quotidien. Attention, y'a rien de mal à ça, mais jtrouvais ça tellement symptomatique. Jusqu'à.

Jusqu'à ce samedi après midi là. Je déambulais entre les différentes caves, goûtant ça et là une lichette de vin. On s'est retrouvé au même endroit. Nos verres se sont entrechoqués et nos regards se sont croisés. Et bam ! Non, jdéconne, il traînait sur un stand, le regard vide, il avait l'air totalement fou. Je discernais sur sa nuque et son cou un tatouage. Lorsqu'il s'est tourné vers moi, son regard m'a totalement happé, profond et noir, malgré le bleu de ses yeux. Le genre de mec à pas déconner tout les quarts d'heure. Tellement pas mon genre. Il fumait une cigarette. Il s'est adressé à moi, d'une manière charmante, en m'invitant à l'accompagner. Jsuis pas le genre de nana à refuser une invitation. En général, les trucs de drague me plaisent bien, jusqu'à ce que ça devienne sérieux. Jsuis le genre de specimen à prendre les jambes à son cou dès qu'on évoque une possible intimité. Ça me fait froid dans le dos. Donc, j'ai accepté.

Et là, en se présentant, je ne saurais expliqué ce qu'il s'est passé, mais en serrant sa main, c'est comme si je recevais une décharge électrique. Un truc violent. Alors j'ai su, et j'ai voulu m'en aller. Pas capable de gérer. J'arrêtais pas de me demander cque jfoutais là, à discuter avec un espèce de mec vraiment bizarre, qui évidemment tapait bien dans la trentaine, alors que je stagnais gentiment dans les dix ans de moins. C'est ce que les gens autour de nous ont dû se dire. C'est quoi cette ptite pépette qui zone avec un vieux taré de quarante piges. Jme souviens plus ce qu'on s'est dit, jme souviens de cette impression que tout était là, pas la peine de bluffer. Qu'il fallait que j'arrête de flipper, parce que j'y échapperais pas.

Aujourd'hui, quand les gens nous voient, ils pensent toujours que c'est moi qui ait dû faire tout le boulot, d'aller le chercher. Ils ne savent pas à quel point ils se trompent. Ce gros bobby, un peu gauche, c'est lui qui est venu me chercher, qui m'a sorti du connu, qui m'a emmené avec lui, qui a vu bien avant moi ce qui nous attendait. Ou du moins, qui n'avait pas à lutter avec tout ça.

Ça a l'air mignon vu comme ça, mais ça l'est pas. Une nouvelle relation, ça peut couler de sources, comme ça peut être la plus grande source d'angoisse jamais vue. Évidemment, tu l'auras compris, on fait dans du lourd, dans de l'intense et du profond. Parfois, c'est même un peu dépressif et d'autre même suicidaire. Et on sourit.

Posté par annberlin à 23:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Nouveau, enfin presque

Nouveau commentaire